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vendredi 30 janvier 2009

redéfinir le travail... s'allier aux syndicats...

dans cette vie sous-politisée, au main des médias étatiques... seuls les syndicats ont le droit à la parole du Sarko1, et selon sa convenance... réduire tout frais de nos fonctionnaires, annihiler le service public trop couteux pour cause de "chacun pour soi ... tous indépendant ! ... et tant pis pour ta gueule !", un choix délibéré vers lequel il manoeuvre.

Ainsi nous avons vu passer la semaine dernière des évaluations en CM2, qui ont été diffusées aux écoles privées...et qui se sont empressées de faire travailer les enfants sur les sujets ... (?)) ... et de nous retrouver avec la conclusion prochaine: "l'école publique est trop mauvaise, voyez le privé, un peu chère, mais ... ça marche !" ... bravo .. c'est la stratégie unique et perverse qui est employée dans tous les champs possibles du public ! une sorte de bunker où il tire à vue ! .. le vide... y compris social...

Bien sûr des négociations bien ficelées vont se préparer, et il apparait que le syndicat CGT est très fortement en lice pour les propositions.

Pourquoi le MoDem n'agirait-il pas conjointement et politiquement avec les syndicats ??? Car la confusion de cette manif "pour tous" et le vide d'actions possibles légales (hormis la grêve) nous oblige à nous affilier à ces démonstrations de nombre. Sarko va prendre en main les syndicalistes, rappeler qu'ils sont minoritaires, repondre un code du travail exempts de droits de parole et de modif des conditions de travail si ce ne sont celles du patron/entreprise... rigidifiant une fois de plus la fléxibilité du bien travailler (qui n'est pas uniquement dans le but de faire son travail mais aussi de penser les objectifs décents et humains (sociétaux) de ce que produit cette entreprise!) ... Le travail n'est pas une valeur ! au fait ! c'est une activité valorisante qui s'est transformée en engrenage du système, mais ce n'est pas une valeur mis à part que sans lui, cette société perd son fondement économique !

Le Travail est tout un espace à redéfinir pour devenir cet effort humain qui complête le bien-être de l'humanité...la valeur qui lui est attribuée est en fait l'effort sous-jacent...et parfois contraint (en temps et par des personnes) de résoudre de multiples problèmes spécifiques en vue d'un objectif... qui hélas n'est pas toujours un projet mais un produit !

Ainsi échappe à cette "valeur" travail tout ce qui est en dehors (amitié et soutien, recherche de contacts, réseaux, aide en association, syndicalisme, reprise en main des espaces et activités publics...etc): elle est tout bonnement réduite à un acte de présence et d'effectuer des tâches attribuées: le minimum d'effort pour tous ! La mise entre parenthèse de la vie humaine, le minimum nécessaire... mais avec ses perversités: la perte du temps au cas où il n'y ait que "ce produit" à mettre en place.... ainsi "rallonger la sauce, ralentir, demander des délais...etc, toute stratégie de gain de revenu...le maximum de defiscalisation (ah ? pourquoi payer pour les autres ?...!) " La comptabilisation de ce travail est similaire à l'oubli du coût des matières premières (du fait de leur quantité limité) ou par exemple, de la dépollution ... ou du recyclage...etc

Bien sûr la solution actuelle est tout simplement de dire que cela crée des emplois ! oui, encore du "travail" ...une aubaine pour les tenants de la croissance ! verte, ... des emplois à quoi faire ? à nettoyer ? ...à détruire ? tous ces produits nocifs et ces actes stupides conséquents ... c'est hélas l'une des stratégies de maintien de l'ordre économique mondial, de ses "big institutions" qui nous gouvernent à 2 vitesses (FMI, BM,FME,OMC....utiles et maladroites à la fois ! des géants qui marcherait sur nous, "champignons humains")

Je vous le laisse entendre: le travail doit avoir une nouvelle définition, proche de ce qu'il engendre dans la société: les conséquences des actes humains sont parfois irréverscibles ! savoir vers quoi, vers où un travail se dirige et pour quoi ? pour qui ? ...ce sont des questions qui doivent être posées !

Chaque travail doit avoir un projet de fond pour la société: connaitre ses conséquences à long terme, mais aussi permettre de dégager d'autres solutions, plus mécanisées/technologiques/propres/naturelles parfois.

Il ne suffit plus de croire que le travail est une donnée nécessaire et que la création d'emploi crée des richesses ...!ahah! vert le sourire...! oui, parce que la majorité des gains d'un produit (suite à la valorisation d'un travail... se fait sous le joug de l'enfermement (même dans un bureau d'ailleurs !)... mais de l'astreinte à rester en un lieu, sur un sujet, à des horaires immuables, et ... dans le seul but de récupérer un profit sur le produit des autres !

Chacun profite donc à son échelle, comme il peut, ... et puis ... et puis tout le monde semble acheter à crédit...et puis... les pays en voie de développement, eux s'enrichissent d'un système d'exploitation réglementé...et puis au final, la manne des marchés se vide, parce qu'il n'y a pas les moyens d'acheter réellement maintenant Et on se rend compte que ce sont nos enfants qui finissent par être endettés des surcoûts (temps/polllution/énergies ...vie sociale).

C'est plus qu'une pensée qu'il faudrait revoir, ce sont les fondements: l'humanisme c'est bien, mais son environnement sociétal l'est encore plus car on ne crée pas chaque jour des clapiers de vie (metro-boulot-dodo) justifiés par une pseudo-croissance (si ce n'est du système lui-même) sans qu'un jour des humains n'en subissent les conséquences.

définir le Travail comme effort sociétal ayant comme valeur première l'amélioration de nos conditions de vie et notre environnement naturel COMME social.

... pour en revenir aux syndicats, c'est auprès d'eux que vous aurez les meilleurs définitions du travail, bel exemplaire de propagande: je l'ai deja souligné: sarko1 ou syndicat...même combat !

Savoir s'allier avec cette "opposition" (non pas au système), mais à la régulation du système me parait de bonne stratégie pour instiller nos idées démocrates au seing de ces négociations prochaines.

Pour ce que j'avais à dire, du temps passé à l'écrire, et de votre écoute,

bien à vous,

Laurent Puissant Ark_E

apparté, impression:

J'ai plusieurs inquiétudes (!) sur nos concitoyens, notamment celle constatée sur l'école qui fait que peu de parents ne semblent se préoccuper de l'avenir de leurs enfants ... pour eux, l'edu nation fait tout, et leur doit tout. Mais peu importe comment , ni quoi ... mon interrogation à ce sujet vient de ce que tout ce qui est mis en oeuvre en terme d'outils de communication et de travail est entrain de muter vers de l'hyper-collaboratif ... alors que sur le terrain, on me dit que de moins en moins de parents si'mpliquent ! ?

cela signifierait que chacun se réfugie dans sa tanière, de manière à ne pas être "dérangé" du monde !

Où est alors l'économie solidaire, du moins collaborative basée sur le partage ? ... l'équivalence des efforts ? ... on se dirige encore plus vers la valorisation du service, même s'il devient hyper-spécialisé et couteux (+applications de normes)... donc encore moins de simplicité mais des surcouts...: or ... nous n'avons pas ces moyens d'externaliser tous nos efforts en monnaie ... Comment croire que tout pourra se payer ainsi ? j'ai l'impression que "se serrer les coudes" est devenu un vilain mot qui demande de plus en plus compensation, en tout cas dans le domaine d'une activité sociale, hors l'amitié...

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